La nouvelle est tombée hier. Pour la première fois en France, un projet de loi reconnaît l'homoparentalité de façon détournée. Il s'agit du texte portant sur le statut du beau-parent, qui permettrait notamment de partager l'autorité parentale entre le parent biologique et le conjoint. En Europe, six pays autorisent déjà l'adoption par des couples homosexuels. Mais de la Suède ultralibérale à la Roumanie très conservatrice, on est encore très loin de l'homogénéité. Quelques pays font figure de pionniers. Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, l'Espagne, le Danemark et la Norvège sont ceux qui permettent aux couples homosexuels d'adopter. Mais les conditions diffèrent selon les Etats. Cinq d'entre eux autorisent seulement l'adoption des enfants issus du pays. La Suède, en revanche, permet aux couples homosexuels d'adopter des enfants venus de l'étranger. Elle est la seule nation en Europe, et même au monde, à disposer d'une législation aussi souple. (Voir la carte)
L'autorisation du mariage homosexuel est souvent le premier pas vers la légalisation de l'adoption, même si la Suède et le Royaume-Uni permettent l'adoption sans que le mariage soit permis.
L'union civile : une alternative timide au mariage
Les pays moins téméraires ont opté pour “l'union civile”. Derrière ce nom, une sorte de “sous mariage” qui donne toute une série de droits et devoirs aux conjoints en matière de retraite, de logement, d'immigration, etc. Les contrats d'union civile portent de doux noms: “Pacs” en France, “Civil Partnership Bill” au Royaume-Uni et “Lebenspartnerschaft” en Allemagne.
Enfin, certains pays prennent les devants pour éviter toute union officielle entre deux personnes de même sexe. C'est notamment le cas de la Roumanie qui, en février 2008, a ajouté un amendement au code de la famille, spécifiant que “la famille est fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme”.
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