Une version belge du site néerlandais Stop Kinderporno (Stop à la pédopornographie) a été lancé le 2 mars, suscitant la controverse. En quelques clics, les gens peuvent obtenir des informations sur la présence de prédateurs sexuels dans leur quartier.L'association Child Focus, fondée par le père de l'une des victimes de Marc Dutroux, dénonce la mise en ligne du site Internet. “Pourquoi des pédophiles accepteraient-ils encore de se faire soigner s'ils sont ainsi automatiquement exclus de la société?”, se demande-t-il. Child Focus craint que Stop Kinderporno ne crée une “psychose” au sein de la population.
Un site “illégal et quasi criminel”
En Belgique, le président de la Commission de protection de la vie privée, Willem Debeuckelaere, a qualifié le site d'“illégal et quasi criminel”. Une question juridique se pose: Stop Kinderporno est hébergé sur un serveur des Pays-Bas, mais sa portée est belge. Son créateur, Chris Hölsken, estime qu'il tombe donc sous juridiction néerlandaise.
C'est pourquoi le gouvernement belge suit de près le développement du site Internet. Mais Chris Hölsken ne s'en inquiète pas outre mesure:
“Je suis convaincu que je ne fais rien d'illégal. Le site ne diffuse aucune photo ou adresse de pédophiles mais nous indiquons seulement les quartiers où ils résident.”
D'autres sites de délation ont été mis sur pied ailleurs dans le monde. Aux Etats-Unis, le site Familywatchdog repère les prédateurs dans les 50 Etats. On peut par exemple savoir que William, âgé de 49 ans et accusé d'attouchements sexuels sur un enfant de 9 ans, vit au coin de la rue. On a recensé 2094 coupables d'agressions sexuels et de pédophilie dans la ville de New York. Plusieurs Etats ont leur propre site Internet, dont la Pensylvannie et la Californie.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire